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LIDA GHODSI
Curieuse et imaginative, Lida est inspirée et dévouée à l'image et à la création plastique. C'est une
photographe engagée, concernée et d'un courage incroyable qui n'a pas peur de dénoncer à travers
ses oeuvres les injustices qui embarrassent la conscience collective. la photographie de Lida provoque
la réflexion en suscitant l'imaginaire. De nombreuses séries font référence à son pays natal : l'Iran
Ce qui résonne à travers son travail - c'est la dignité de l'être humain - même "dépouillé" des libertés
les plus élémentaires.
un ensemble de vingt photographies prises par la photographe, il y a deux ans, aux bords de la Seine,
à Paris.
Ces photos représentent les images reflétées dans l’eau de gens assis, debout ou en train de marcher.
Les images se coulent dans le mouvement de l’eau. Les couleurs sont pâles et tout semble imaginé et
rêvé.
C’est maintenant depuis quelques années qu’au mois d’août, lorsque Paris se vide de ses habitants, la
Marie interdit aux véhicules les abords de la Seine pour y verser du sable, y mettre des ombrelles, et en
faire des plages.
A « Paris Plage », les familles s’installent comme au près de la mer, s’allongent et prennent des bains
de soleil, tandis que les enfants jouent avec le sable.
Il y a deux ans, lorsque Lida GHODSI exposait pour la première fois en France, Paris Plage l’a fortement
impressionné : « Je voyais la joie et le mouvement que j’avais vécu pendant mon enfance sur les bords
de la Caspienne et que je n’avais plus vu depuis. »
Ses parents étaient originaires du nord de l’Iran et, pendant son enfance, la famille passait l’été aux
bords de la Caspienne. Après la révolution, il était devenu impossible de nager dans la mer ou de s’
allonger sur la plage : « Depuis, pendant l’été, lorsque nous allions au nord, c’était pour aller en forêt
et non plus à la mer. »
Sa voix tremble : « Lorsque j’ai vu Paris Plage, c’était comme un rêve. Mais un rêve que je ne pouvais
exprimer. C’est-à-dire un rêve qui n’en aurait pas été un si je m’étais borné uniquement à
photographier l’espace. Je devais transformer cet espace et montrer à mon spectateur l’image que je
voyais. Je devais absolument transmettre ce rêve. »
« Ce rêve n’est peut-être pas uniquement le mien, mais une image que nous avons tous d’un souvenir
très lointain, une image qui depuis très longtemps s’est gravée dans notre mémoire. C’est ce qui
comptait pour mois et a finalement déterminé ma technique. »
« Cette technique, je vais la continuer. Je pense qu’elle se retrouvera également dans ma prochaine
exposition. Peut-être deviendra-t-elle même plus abstraite. »
Ayant un master de l’Université Azad, Lida GHODSI s’est initiée à la photographie lorsqu’elle était
étudiante. Elle est actuellement étudiante en arts plastiques à l’Université de Valenciennes. Depuis
1995, elle a eu plusieurs expositions de céramique et de photographies en Iran, et « Dans le miroir de l’
eau » est sa seconde exposition en France.

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Pour traduction conforme au texte persan d’une page datée du 11.06.2006 du site de la BBC PERSIAN.
com : www.bbc.co.uk/persian/arts/story/2006/06/060609_la-lidaghodsi.shtml